Le projet propose d’aborder la multitude de questions qu’il est
nécessaire d’aborder pour projeter la ville et de renoncer à la ville
« produit finie ». Cette « presque utopie », suscité par un scénario
et projeté par plusieurs intervenants n’est destinée qu’a faire
aujourd’hui une proposition de ville durable conscient des futurs
possibles.
Concept city est autant un projet de recherche qu’un projet
urbain et d’architecture. Il procède du même principe qu’un concept-
car de l’industrie automobile. Concept city est un laboratoire
virtuel d’expérimentation de nouveau concept de vie et de nouvelles
technologies pour la construction. L’objectif est d’enrichir les
projets concrets en cours ou à venir.
En faisant l’inventaire des technologies de pointe disponibles, et
en les mettant en regard des nouvelles questions liées aux évolutions
des modes de vie et au développement durable, Concept city
anticipe sur le futur en proposant une « presqu’utopie » théoriquement
et technologiquement réalisable.
Concept city s’appuie sur les hypothèses de changement climatiques,
et de surpopulation future pour élaborer un scénario et
une proposition de cité envisagée comme un organisme complexe
vivant et autonome, associée à l’idée de ville quantique.
Concept city - 2100
La cité est située au large des Seychelles. Sur le banc de sable
de Saya de Malha. Elle a pour fondation une résille en nanotubes
en équilibre géostationnaire. Cette maille permet d’accueillir des
éléments structurant et rigidifiant réalisés par accrétion minérale et
monté au fur et à mesure par des plateformes semi-automatiques
de montage. On peut ainsi monter chaque secteur l’un à la suite
de l’autre. Les structures secondaires, l’endosquelette, permettront
l’aménagement futur des îlots et des espaces publics. Les principaux
éléments de construction (en dehors des cables) sont fabriqués
sur place à partir des matériaux du site, essentiellement du
sable, et du substrat calcaire.
La cité est organisée comme un organisme sectorisé. Elle se développe
sur un squelette vertical, sur lequel viennent s’implanter les
organes vitaux (équipements), et un système de production d’énergie.
Ceux-ci sont desservis par un réseau de distribution efficace
qui parcoure l’ensemble de la cité. Une peau vient recouvrir le
tout, et accueille les fonctions quotidiennes (Logements, bureaux,
commerces et services de proximités). Un patrimoine commun (les
espaces publics), vient relier les équipements internes entre eux,
ainsi que la peau. Un système de respiration de la cité en permet la
ventilation et un système veineux de surface distribue les fonctions
de la peau. Un réseau nerveux permet la communication efficace
entre tous les points de la cité. Chaque secteur est comme un appendice,
autonome en apparence, mais en perpétuel échange avec
le reste de la cité.
L’organisation de la cité en trois dimensions a
amené à une réflexion sur le rôle de l’horizontale, de la verticale,
et de l’oblique comme lieu à pratiquer.







C’est ainsi que l’on peut décrire les villes comme des organismes





